Résumé

L.-Y. Maillard Les Villageois, leurs misères actuelles… (1848)

Tout reposant sur la Fraternité et l'amour de ses semblables, vous pouvez penser que la Femme, l'être le plus rempli d'amour, le plus charmant aux yeux de l'homme, l'espoir de la Société tout entière, doit aussi avoir dans la Communauté la position la plus honorable et la plus heureuse. Oui, Mademoiselle, vous avez raisonné juste, il y a mariage et famille en Icarie ; et vous allez voir que c'est là, et seulement là, que l'on peut trouver la pureté et le bonheur, qui devraient toujours accompagner ces divines institutions.
Source : Gallica

L.-Y. Maillard Les Villageois, leurs misères actuelles… (1848)

Merci, monsieur Ambroise, je suis votre serviteur; mais on n'est pas toujours en procès. J'aime encore mieux garder mon bien que d'être le fermier et presque le serviteur des autres; d'avoir un loyer de plus en plus coûteux à payer ; de ne jamais savoir sur quoi compter ; et après s'être donné bien de la peine pour améliorer les terres, de voir un autre à fin de bail, comme j'en connais qui se le proposent à votre égard, venir vous enlever le fruit de vos avances et de vos sueurs. En vérité, si vous n'étiez pas un fermier, et un homme sérieux, je croirais presque que vous voulez vous amuser.
Source : Gallica

L.-Y. Maillard Les Villageois, leurs misères actuelles… (1848)

THOMAS. — C'est possible; mais cependant la liberté ne doit pas vouloir le mal; elle doit être sage, et s'il y a des inconvéniens à ce que vous proposiez et qui me paraît très raisonnable, je ne sais plus alors où nous allons; car enfin, le propriétaire a tout intérêt à voir sa terre bien cultivée; le fermier à ne pas être exposé à se ruiner, et tout le monde désire être bien nourri, logé, vêtu et assuré d'une vie tranquille et heureuse.
Source : Gallica

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