Résumé

Largillière : huit reproductions fac-simile en couleurs (1913)

Mais cet éloge de Largillière, dans sa bouche, prenait une valeur particulière : il honorait également celui qui le prononçait et celui qui en était l'objet. Nous trouvons même un rare et noble exemple de solidarité humaine dans l'amitié constante de ces deux artistes, qui étaient du même âge, qui exerçaient la même profession, dont la cour et la ville se disputaient le talent, sans éveiller en eux aucun sentiment de jalousie.
En se dépréciant ainsi devant Largillière, Rigaud obéissait à un mouvement spontané de son cœur. Or, il est rare que le cœur se
trompe complètement.
Source : Gallica

Largillière : huit reproductions fac-simile en couleurs (1913)

On y peut voir tous les défauts de ce maître dans la peinture historique. Il s'y trouve des figures de remplissage, des idées banales, et les expressions y ont plus d'énergie que de noblesse, celle du Christ particulièrement; mais, en revanche, le clair-obscur en est imposant. Le mouvement de la foule y est bien rendu, les groupes sont distribués avec art; les jeux de la lumière sont si bien dans l'esprit du sujet qu'ils semblent presque tenir lieu du style.
Du reste, chez Largillière, c'est toujours le peintre qui triomphe.
Source : Gallica

Largillière : huit reproductions fac-simile en couleurs (1913)

Combien plus précieuses sont les reproductions actuelles, celles qui ornent cette notice par exemple, qui nous restituent intégralement, grâce au merveilleux procédé de la photographie des couleurs, l'œuvre elle-même dans sa fraîcheur et sa beauté, ne laissant rien à l'interprétation du traducteur, mais faisant revivre la toile avec les tons réels, le grain naturel de la peau, le velouté des étoffes et le brillant du coloris.
Mis en réputation par quelques portraits
heureux, Largillière vit son atelier assiégé par tout ce que Paris comptait de considérable dans la magistrature et la finance.
Source : Gallica

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