Résumé

Le docteur Ernest Godard : adieux… (1865)

Au seuil de la tombe qui va se refermer sur l'homme qui fut mon ami et qui fait mon admiration, je veux seulement, moi, à qui il a été donné de les entendre et de les recueillir, rappeler les témoignages éclatants, les regrets vivement sentis, noblement exprimés, les regrets unanimement donnés à la mémoire d'Ernest Godard par les princes de la science, ses maîtres d'autrefois devenus ses amis, et tâcher de faire connaître les qualités exceptionnelles de cœur et d'esprit qui, de la part d'Ernest, ont motivé pour lui l'amitié si flatteuse de ces âmes d'élite.
Source : Gallica

Le docteur Ernest Godard : adieux… (1865)

Il recueillit des notes curieuses sur les mœurs des Égyptiens, des Fellahs, des Coptes et de toutes ces tribus nomades qui sillonnent le désert.
Il reproduisit par le dessin et la photographie les types les plus accusés des races africaines ; il s'enquit avec soin de l'état de la médecine et des traces que l'art antique des Arabes avait pu laisser parmi elles.
Et comme l'amour de la vérité n'est pas, malgré l'éloquent sophisme de notre immortel Rousseau, une vertu native chez ces peuples à demi civilisés, Godard eut bien souvent à distinguer le vrai du faux au milieu de mensonges intéressés.
Source : Gallica

Le docteur Ernest Godard : adieux… (1865)

Ne serait-ce pas à ceux qui l'ont le mieux connu qu'il appartiendrait de le bien louer? C'est un devoir utile, j'oserai dire fécondant, d'admirer et d'honorer avec éclat la mémoire des hommes d'élite ; ils font la gloire de leur profession, ils en élèvent le niveau, ils en agrandissent les horizons.
Ernest Godard, au début de sa carrière, promettait d'être l'un de ces hommes. Il l'est devenu autant peut-être par son dévouement que par ses travaux. Ce n'est ni le lieu ni le temps de les juger.
Source : Gallica

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