Résumé

Les Grands drames de la cour d'assises… (1868-1869)

Leblanc fixa sa fille; celle-ci baissa les yeux en proie à un visible malaise.
Gervaise prit la défense de sa sœur.
— Jamais ce fermier n'est venu ici, dit-elle.
— Est-il riche ? demanda Leblanc.
— Non, répondit Catheline.
— Alors, d'où te vient l'idée de l'épouser?
— De ce qu'il est pauvre. Si jamais nos secrets se découvrent, il m'en voudra moins, me devant toute sa fortune.
Leblanc secoua la tête.
— Jamais rien ne se découvrira, dit-il, et en tous cas il vaut mieux être allié à des gens bien posés qu'à des gueux.
Source : Gallica

Les Grands drames de la cour d'assises… (1868-1869)

Mariette le sentit passer tout près d'elle ; elle entendit la chute du cadavre dans le précipice.
Les assassins sortirent et rentrèrent à l'auberge, et elle s'enfuit en courant, affolée de terreur.
Elle croyait à chaque instant entendre Leblanc et Fétiche à sa poursuite.
Ainsi, elle devança l'heure où elle était attendue.
VI
ANISE.
Nous n'avons pas la prétention d'écrire un roman, bien que notre manière de raconter et l'étrangeté des faits puissent vous porter à le croire. Nous avons pour la vérité un respect que nous souhaitons à des historiens plus graves.
Source : Gallica

Les Grands drames de la cour d'assises… (1868-1869)

Depuis le soir où, pour la première fois, nous avons assisté aux scènes de meurtre de l'auberge, Martin, Marie et Fétiche ont bien vieilli. La vivacité de leur regard s'est éteinte, leurs traits se sont creusés et raidis, leur physionomie est le relief expressif de la bassesse et de la cruauté de leurs instincts.
L'âge a fixé l'expression mobile des passions brutales chez ces trois monstres. Leur bouche rentrée ne sait
plus même le faux sourire qui naguère accueillait le voyageur.
Source : Gallica

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