Résumé

Louis Ardant Le commerce et l'industrie à Limoges et dans la Haute-Vienne (1856)

En effet, nos artistes se détachent tout-à-coup des idées spéculatives , et ils recherchent, découvrent des horizons inconnus. Les idées du beau dominent au premier rang, et réduisent au second les opérations ordinaires de l'industrie et du commerce.
Dans cette voie, chacun se préoccupe plus de son renom d'artiste que des bénéfices de son travail, et veut conquérir en gloire ce qu'il sacrifie à l'argent.
Mais tout progrès, toute amélioration, toute célébrité en font éclore d'autres.
Source : Gallica

Louis Ardant Le commerce et l'industrie à Limoges et dans la Haute-Vienne (1856)

Mais si l'histoire est presque muette pendant les premiers siècles, aux vie et vue la ville de Limoges se dresse avec éclat aux regards de la postérité. Elle se couvre d'émailleurs, de ciseleurs, d'argentiers , qui, sous le nom modeste d'orfèvres, font de vrais travaux d'art dont on a malheureusement oublié les secrets de fabrication ; travaux que l'on recherche et que l'on admire toujours (1) .
Source : Gallica

Louis Ardant Le commerce et l'industrie à Limoges et dans la Haute-Vienne (1856)

En effet, les orfèvres limousins reparaissent bientôt plus nombreux qu'autrefois. Ils se disent alors tous émailleurs, et peuvent continuer avec éclat la célébrité qui, depuis saint Eloi, honorait déjà le Limousin. Ducange l'atteste, M. Monteil le confirme, et M. l'abbé Texier évalue à dix mille le nombre des châsses seules qui, fabriquées à Limoges, furent réparties alors entre les églises ou les maisons religieuses de notre diocèse. Un retour si prompt de la prospérité publique atteste des immenses sacrifices que chacun dut s'imposer pour raviver le travail industriel à Limoges.
Source : Gallica

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