Léonce Élie de Beaumont

Léonce Élie de Beaumont

Résumé

Portrait de Léonce Élie de Beaumont Léonce Élie de Beaumont Mémoire sur les groupes du Cantal… (1833)

Si on supposait que le Cantal fût un ancien cône d'éruption dont la partie centrale se serait éboulée, il serait bien plus difficile de concevoir la formation des vallées qui le découpent. Combien de temps n'aurait-il pas fallu aux eaux agissant sur la surface extérieure d'un cône pour suppléer à l'avantage que leur donnent des fissures qui les introduisent de prime-abord au milieu de la masse à attaquer.
Source : Gallica

Portrait de Léonce Élie de Beaumont Léonce Élie de Beaumont Mémoire sur les groupes du Cantal… (1833)

Il peut avoir été pour ainsi dire infini, et par suite chaque fissure peut être imperceptible pour nos observations; de sorte qu'un cône entier, ou une portion considérable de cône de soulèvement peut ne présenter aucune déchirure sensible, surtout du côté où la pente est plus longue et plus douce, si toutes les pentes ne sont pas égales. Cela est d'autant plus possible que des fractures même d'un diamètre appréciable, produites dans les différentes assises, peuvent ne pas s'être placées exactement les unes au-dessous des autres.
Source : Gallica

Portrait de Léonce Élie de Beaumont Léonce Élie de Beaumont Mémoire sur les groupes du Cantal… (1833)

Or, il est évident que ces fissures, avec écartement sensible des parois, n'ont pu se produire sans que tout le terrain qu'elles traversent ait été soulevé d'une quantité correspondante a leur largeur. Il est donc de fait que les foyers volcaniques, lors même qu'ils sont munis de cratères et de cheminées, qui leur servent pour ainsi dire de soupapes de sûreté, ont une énergie suffisante pour soulever d'une quantité notable toute la surface du sol qui les recouvre; ainsi on ne serait pas fondé à nier la possibilité du soulèvement d'une masse de matières volcaniques.
Source : Gallica

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