Résumé

M. Génin La Famille Martin, histoire de plusieurs ours… (1879)

« Une bonne pâte d'homme, disait-il, un homme comme ils devraient être tous. La terre serait alors le paradis des bêtes. »
Bruin ne regrettait pas son séjour à Berne.
La nourriture de l'établissement lui paraissait excellente, le service exact et bien fait. Pour un peu, il eût souhaité que le vieux Martin, Basile et Martin jeune fussent installés avec eux et que tous ensemble pussent finir leurs jours dans cet asile. L'excellent animal oubliait que la jeunesse aime le grand air, et goûte moins qu'on ne fait plus tard le charme d'un dîner servi à point et d'un lit douillet.
Source : Gallica

M. Génin La Famille Martin, histoire de plusieurs ours… (1879)

Pour lui la vieille caverne où il s'était traîné tout petit, l'arbre voisin, le premier où il eût grimpé, le ruisseau que sa mère lui faisait autrefois traverser en le tenant par la peau du cou, tous ces objets avaient des charmes inaltérables.
Chaque promenade en famille lui était une fête. Il se faisait volontiers le guide du vieux Bruin. Si son père était un peu bourru, il savait le dérider par sa gaieté; enfin, la joie d'être souvent utile à sa mère, dont la tâche était lourde, complétait son bonheur.
Ce n'était donc pas à Basile que notre héros
pouvait ouvrir son âme
Source : Gallica

M. Génin La Famille Martin, histoire de plusieurs ours… (1879)

Alors il ne faut pas y penser, » répondait philosophiquement M. Martin. Il retournait là-dessus à son dîner de glands doux et n'en perdait pas un coup de dents. Au lieu de cela, Mm. Martin se disait : « Jamais je n'avais vu un si bel ourson que celui de notre voisine; sa fourrure est douce comme de la soie, il marche déjà comme un ours; quand sa mère est seule à la maison, il lui tient compagnie. M. Martin me laisse bien souvent seule; il aime tant à se promener!. Je donnerais je ne sais quoi pour avoir un petit ourson gros seulement comme ma patte. »
Source : Gallica

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