Ma Joseph (1845)

Résumé

Ma Joseph (1845)

“ A peine avions-nous fini les litanies de l'Ange gardien, que Talikia s'écria : Venez vite, mon maître va mal. Nous nous approchâmes en lui suggérant de nouveau les mêmes sentiments que dans les crises précédentes. Le cher malade ne pouvait plus prononcer ; mais il nous faisait entendre, par un petit mouvement de tête qu'il nous suivait d'esprit et de coeur. Ce fut ainsi que la paix et la sérénité peintes sur le visage, il rendit l'esprit à son Créateur, le mercredi 2 octobre 1776, à neuf heures du matin, après sept ans quatre mois et quelques jours d'exil pour la foi, de Jésus-Christ (1) . ”
Source : Gallica

Ma Joseph (1845)

“ Tout le temps que ses occupations au tribunal lui laissaient de libre, il l'employait à s'instruire de plus en plus de sa Religion, à exhorter les fidèles, à instruire les chrétiens ignorants, où à les ramener à leur devoir, et à aider les pauvres de ses libéralités. Comme sa famille était à son aise, les revenus de son emploi qu'on lui laissait à sa disposition, bien loin de les employer à des divertissements qu'on permet et qu'on approuve même dans les personnes de son âge, il ne s'en servait que pour de bonnes oeuvres. ”
Source : Gallica

Ma Joseph (1845)

“ Ma Joseph fut aussitôt amené à Pékin pour être présenté au ping-pou ou tribunal de la guerre, qui est chargé de toutes les expéditions concernant les exilés et les voyages qui se font par autorité publique. Quoique ses meutrissures lui causassent de très-vives douleurs, la joie qu'il avait d'avoir souffert pour une si bonne cause éclatait sur son visage, et semblait animer toutes ses paroles. Les mandarins du ping-pou, bien loin de le traiter en criminel, eurent pour lui toutes les considérations que la nature inspire envers un innocent persécuté. ”
Source : Gallica

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