Résumé

Mémoire des professeurs-administrateurs du Muséum d'histoire naturelle… (1863)

On pense assez généralement qu'en matière d'Administration la responsabilité n'existe qu'où seulement se trouve un chef unique; cela peut être vrai en politique, en finance et en ce qui concerne des objets analogues d'une valeur parfaitement connue du chef unique auquel en revient la responsabilité. Mais celle-ci existerait-elle réellement à l'égard d'un chef unique, chargé officiellement de la conservation des objets si nombreux et si variés qui composent les Collections du Muséum d'Histoire naturelle?
Source : Gallica

Mémoire des professeurs-administrateurs du Muséum d'histoire naturelle… (1863)

Si un savant chimiste, par exemple un Berzelius, est conduit par ses recherches à soupçonner dans une pierre météorique de la Collection du Muséum la présence d'un certain corps, l'Administration ne serait-elle pas blâmable de se refuser au désir du chimiste? et en y satisfaisant, au grand avantage de la science, n'a-t-elle pas dans son sein des Professeurs de Physique, de Chimie, de Minéralogie et de Géologie pour indiquer l'endroit où le prélèvement de la matière destinée à l'analyse devra être fait avec le moins de désavantage possible pour la Collection?
Source : Gallica

Mémoire des professeurs-administrateurs du Muséum d'histoire naturelle… (1863)

La Collection renferme des organes des sens, des intestins, des bois de cerf, des ossements fossiles. Mais depuis quand ces choses ont-elles cessé d'appartenir au domaine de l'Anatomie comparée? Ne sait-on pas qu'elle doit considérer également les formes extérieures et les détails les plus profonds de l'organisation animale? Ne sait-on pas qu'il n'y a aucune séparation possible entre l'étude des animaux vivants et celle des animaux fossiles, que l'une est la condition de l'autre, qu'elles se prêtent constamment un mutuel appui?
Source : Gallica

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