Résumé

P. de Rémusat La Chimie agricole et ses progrès

N’avez-vous pas sur l’action des engrais, sur la décomposition des nitrates, sur l’absorption de l’azote des opinions très diverses, et ne sont-ce pas des choses fondamentales ? Vous assurez que la terre n’agit point dans la végétation et fournit seulement aux végétaux des sucs nourriciers, comme un puits fournit de l’eau à une pompe, et pourtant un champ qui n’a pas porté de récolte pendant un an est plus fertile l’année suivante, quoiqu’il semble n’avoir rien perdu ni rien gagné ! La terre a donc une force végétative qui s’accroît par le repos.
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P. de Rémusat La Chimie agricole et ses progrès

Quelques-uns s’enrichissent, d’autres se ruinent et se mettent alors, comme il convient, à écrire sur la théorie pour se consoler de leur pratique ; mais tous, jeunes ou vieux, spéculatifs ou spéculateurs, politiques fatigués des révolutions ou portant le deuil de la liberté, tous se passionnent et pensent, suivant leur goût, faire encore de l’économie politique, de l’industrie, du commerce ou de la science. L’agriculture en effet est tout cela, et elle est plus que tout cela : ce n’est point une science distincte de toutes les autres, c’est un art qui se compose de sciences.
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P. de Rémusat La Chimie agricole et ses progrès

Pour être un agriculteur excellent, il faudrait être à la fois botaniste, mécanicien, chimiste, météorologiste, vétérinaire. De cette diversité même naît pour quelques-uns cette croyance, que rien de tout cela n’est nécessaire, et qu’on peut cultiver, comme on peut parler politique ou juger des opéras. D’autres au contraire, plus sérieux, sachant qu’il est impossible d’être universel et difficile de faire les choses sans les savoir, cherchent dans l’agriculture la science qui leur plaît le mieux.
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