Paul-Jean Toulet,
Les tendres ménages
“ Ils se promenèrent dans ces mêmes allées qu'avait foulées La Vallière. N'était-ce point son coeur qui gémissait encore, avec les branchages, sous l'énervante haleine de septembre? Et que les coeurs sont malheureux, qui n'oublient pas.Sylvère fit quelques pas vers un bassin dont l'eau avare et verte était ridée comme un visage de vieille. Dans ce triste miroir elle n'aperçut d'elle-même qu'une image indécise, effacée. Et peut-être apparaissait-elle semblable à la mémoire de Tony.—Ne vous penchez pas autant, dit l'Ange Gardien. Il toucha son bras tandis qu'elle tournait les yeux vers lui. ”
