Philippe Godet, Revue des Deux Mondes
“ Bien des salutations à M. de Lessert ; j’embrasse vos chers enfans, votre bonne maman, tous les vôtres, et mon excellente cousine par-dessus tout. A Madame de Lessert, née Boy de la Tour, à Lyon. À Paris, 13 août 1771. Il n’y a point de joie pure en cette vie. Celle que m’a donnée votre lettre l’eût été, chère cousine, si le cruel accident de votre pauvre enfant ne l’eût empoisonnée [2] . Rien peut-être ne m’a fait mieux sentir la solidité de votre vertu que la manière simple dont vous m’avez narré ce malheur, à moi qui sais si bien à quel point votre cœur maternel en a été transpercé. ”
