Pierre-Charles Laurent de Villedeuil

Résumé

Pierre-Charles Laurent de Villedeuil Paris à l'envers (1853)

La civilisation devrait être la simplification de la vie ; c'en est, tout au contraire, la complication. Le barbare est l'homme ; le civilisé est l'enfant. Comme l'enfant, il prend toujours le chemin des écoliers. Et cependant, cette vie de rouages, d'engrenages, de courroies et de leviers ne manque pas d'un certain charme.
On s'y attache comme à un obstacle que l'on veut vaincre, et l'on finit par l'aimer. Le mécanisme de la vie des civilisés est assez remarquable pour que je te l'explique. Les civilisés sont divisés par peuples.
Source : Gallica

Pierre-Charles Laurent de Villedeuil Paris à l'envers (1853)

En outre, la bonne chère n'est pas inhérente à celui qui en profite. Il y a des pique-assiettes qui font bonne chère aux dépens des autres, et qui sont euxmêmes dans le plus grand dénûment. On peut dîner à la Maison-d'Or et habiter une mansarde carrelée, dénuée de tout ornement : donc, la bonne chère ne constitue pas le luxe ; le luxe, d'ailleurs, se constitue de mille choses, et point d'une seule. Le luxe, c'est à proprement parler, dans tous les détails de la vie, le plus parfait ménagement possible des jouissances des sens.
Il y a cinq sens : le tact, la vue, l'ouïe, l'odorat, le goût.
Source : Gallica

Pierre-Charles Laurent de Villedeuil Paris à l'envers (1853)

Chasse toute autre pensée de ton esprit, suppose que tu éprouves à la fois tous les plaisirs à toi connus, et tu n'auras qu'une faible et imparfaite idée de la jouissance que procure l'absorption d'un verre de bon vin ; car il y a du bon et du mauvais vin. Le mauvais vin lui-même est une bonne chose, mais moins bonne que le bon vin.
Le vin a une singulière propriété. Quand il est eu ébullition, il dégage une vapeur qui, condensée, devient elle-même une liqueur transparente, mais la plus dégoûtante des liqueurs, aussi fâcheuse au goût qu'à l'odorat.
Source : Gallica

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