Résumé

Pillage et profanation de l'église de N.-D.-des-Victoires… (1872)

Les cris, les blasphèmes, les voix avinées, les danses immondes, furent les conséquences, de ces agapes de la Commune. Notre plume doit se respecter et s'arrêter devant les actes honteux qui s'accomplirent; l'église, en un mot, subit la plus révoltante comme la plus complète profanation.
Certains bruits ont circulé à l'occasion de ces saturnales, nous devons rétablir la vérité. On a dit que la statue de la sainte Vierge avait été habillée en cantinière, et qu'un de ces misérables ayant voulu lui mettre sa pipe à la bouche était tombé mort, frappé par la vengeance divine.
Source : Gallica

Pillage et profanation de l'église de N.-D.-des-Victoires… (1872)

Ces deux nouveaux captifs, arrêtés le matin, devaient comparaître devant le citoyen Le Moussu. A peine les prisonniers avaient-ils échangé entre eux quelques paroles, que la porte s'ouvrit pour livrer passage au fougueux et impitoyable Pottier. Le maire, s'adressant à M. l'abbé Roche, s'écrie avec une exaltation féroce : — On vient de découvrir des cadavres, misérable, combien en as-tu tué pour ta part ? Notre digne confrère le regarde fixement aux veux et se contente de hausser les
épaules.
Source : Gallica

Pillage et profanation de l'église de N.-D.-des-Victoires… (1872)

L'office était à peine achevé, le tumulte commence; un des fédérés monte aux orgues, d'où il veut dire quelques paroles qu'on ne peut entendre; un autre se met à fumer sa pipe, on veut le faire cesser; les réclamations des fidèles, les blasphèmes des fédérés, les interpellations diverses, le bruit des armes qui résonne sur la dalle, tout donne à cette scène de tumulte un caractère indescriptible.
M. l'abbé Du Gaurroy essaya de se concilier la protection de l'autorité civile, en envoyant chercher le citoyen Pottier avec lequel, ainsi que nous l'avons dit plus haut, on était en pourparlers.
Source : Gallica

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