Résumé

Claude Bonnefoy L'église patronale de Sainte-Geneviève… (1871)

La montagne où s'élève le temple de Sainte-Geneviève n'est-elle pas comme le centre et le rendez-vous naturel des beaux génies et des grands noms du passé?
Les collèges nombreux de l'université, la maison de Navarre et de Sorbonne, toutes ces institutions fondées par la France catholique, n'étaient-elles pas étagées comme des ruches savantes aux flancs de la montagne latine? Il est impossible de parcourir ces ruelles étroites et
historiques, sans retrouver à chaque pas les vestiges des hommes illustres qui ont honoré la France, depuis Albert le Grand et saint Thomas jusqu'à nos jours.
Source : Gallica

Claude Bonnefoy L'église patronale de Sainte-Geneviève… (1871)

Les Germains modernes ont parfaitement réussi à montrer aux Gaulois modernes la Germanie de César et de Tacite, qui est la vraie Germanie, la Germanie persistante et impérissable, la Germanie séparée de la France par un abîme. Nous sortons de cette épreuve avec la conviction inébranlable que la France d'aujourd'hui, la chère et malheureuse France que nous avons vue couchée dans la boue et la neige, mourant de froid et de faim, que la France, malgré ses défaillances et ses misères, n'a pas cessé d'être la nation la plus loyale, la plus honnête et la plus catholique de l'Europe.
Source : Gallica

Claude Bonnefoy L'église patronale de Sainte-Geneviève… (1871)

Il n'y a, en réalité, ni monument ni église où les hommes vraiment illustres soient réunis et exposés de manière à ce qu'ils puissent recevoir l'hommage quotidien de l'esprit et du cœur, qui est la seule reconnaissance digne d'un grand peuple. Dispersés, en grande partie, sur tous les points de la France, cachés dans des châteaux d'accès difficile ou dans des chapelles inconnues, il n'y a que de rares voyageurs qui les visitent, et encore le font-ils en curieux et en touristes plutôt qu'en pèlerins et en amis.
Source : Gallica

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