Résumé

Regards croisés sur l'argent (2011)

“ Dès lors, dans une société islamique où l'on condamne fermement la pratique de l'intérêt sous toutes ses formes, la vocation première de la banque est de développer l'esprit d'initiative et de soutenir les pauvres, les nécessiteux et tous ceux qui ne peuvent fournir des garanties pour accéder au marché du crédit. Jugé immoral, l'intérêt est remplacé par le principe du partage des pertes et des profits qui réhabilite le partenariat et la participation équilibrée et instaure, par là, une solidarité financière entre le prêteur et l'emprunteur. ”
Source : Gallica

Regards croisés sur l'argent (2011)

“ Si la révélation d'un tel incident serait sans conséquence s'il se produisait au début de la spéculation, il n'en est pas de même lorsqu'il survient dans une situation économique qui se détériore avec une surproduction naissante. En effet, les secteurs qui devaient être à l'origine de la croissance se trouvent en surcapacité de production parce que les débouchés prévus ne sont pas à la mesure des attentes. En fait, la spéculation boursière est simplement la face immergée de la spéculation économique, beaucoup moins visible et qui se manifeste par un surinvestissement dans ces secteurs en vue. ”
Source : Gallica

Regards croisés sur l'argent (2011)

“ L'Église doit elle-même gérer un patrimoine important, et la diffusion de l'économie monétaire menace les vieilles valeurs chrétiennes. On en vient donc à devoir distinguer le profit licite de l'usure qui est illicite.
Jusqu'au XIIe siècle, le prêt à intérêt était pour l'essentiel aux mains des Juifs, et on assimilait le Juif à l'usurier. Le christianisme a répandu l'idée du danger de la richesse. Saint Thomas d'Aquin expliquera qu'il est légitime de produire pour vivre et pour faire vivre, mais que produire à seule fin de gagner davantage est un péché.
”
Source : Gallica

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