Résumé

Portrait de René Doumic René Doumic Paul Hervieu (René Doumic)

Je ne sais rien qui dépasse, pour l’invention dans l’horrible, la confession de cette honnête femme surprise par l’agent de change en un flagrant délit d’un autre genre. C’est l’horreur shakspearienne transportée dans la prose du drame bourgeois. Ni déclamation, ni sensiblerie, ni coups de théâtre, rien pour l’effet, rien que la vie, morne et indifférente, pleine de sanglots étouffés, grosse de drames ignorés, semblable à un grand fleuve dont les flots sauraient tant de sombres histoires ! Cette fois, Paul Hervieu ne procède de personne, il ne relève que de lui seul.
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Portrait de René Doumic René Doumic Paul Hervieu (René Doumic)

La raison en est toute simple et tient tout entière dans un scrupule d’artiste. L’esthétique du théâtre et celle du roman ne sont pas seulement différentes, elles sont opposées ; il faut voir les choses sous un certain angle ; c’est un pli à prendre, une habitude de l’esprit qui doit devenir une seconde nature. Précisément parce que les deux genres sont voisins, il faut éviter de mêler les procédés de l’un et de l’autre. Paul Hervieu a pensé qu’on n’appartient pas à moitié au théâtre et que, pour y faire œuvre qui vaille et qui dure, ce n’est pas trop de lui consacrer toutes ses forces.
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Portrait de René Doumic René Doumic Paul Hervieu (René Doumic)

Une religion tout extérieure et de convenance, réduite à des pratiques qui font, elles aussi, partie de la vie mondaine. Une complète amoralité. La tolérance de l’opinion qui ne recule que devant le scandale. La contrainte sociale a tout juste pour effet de rendre plus précieux le triomphe de l’instinct. L’art s’ajoute à la nature. Et les vestiges d’un long atavisme chrétien, accumulé au fond des âmes, ne servent qu’à aviver ce plaisir de l’amour, en faisant de lui un péché.
Flirt, — Peints par eux-mêmes, — l’Armature sont comme un triptyque des mœurs mondaines.
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