René-Eugène Sauvage-Hardy

Résumé

René-Eugène Sauvage-Hardy Banque de compensation, par René-Eugène… (1850)

Un banquier aujourd'hui est le maître et seigneur du public tandis qu'il devrait n'en être que le caissier. La banque de l'avenir sera non une exploitation, mais un service. Nous admettons pour les citoyens qui ouvriront des comptes-courants d'après notre système, ou des honoraires proportionnels, ou des traitements fixes ; nous ne voulons pas de gains, par conséquent point de pertes. Ne devions-nous pas accepter aussi l'éventualité d'une liquidation pour la banque elle-même, qui, sans nul doute, aura de rudes combats à soutenir contre les distributeurs de l'ancien crédit.
Source : Gallica

René-Eugène Sauvage-Hardy Banque de compensation, par René-Eugène… (1850)

En supposant donc un Grand Livre où chaque personne ait un compte ouvert, et où viennent se confondre dettes et créances liquides, sans distinction d'origine, ne conçoit-on pas la possibilité de simplifier étrangement les liquidations particulières, et, par conséquent, d'organiser la compensation ?
Nous n'avons pas la prétention d'avoir trouvé l'inconnue du problème social ; nous n'introduisons pas le moindre changement dans les lois qui régissent la production et la consommation, l'achat et la vente; nous no touchons même pas aux usages plus ou moins abusifs que le commerce a conservés.
Source : Gallica

René-Eugène Sauvage-Hardy Banque de compensation, par René-Eugène… (1850)

Dans le système de la compensation, le capital numéraire n'a point d'emploi, et le crédit est comme l'air dont chacun peut aspirer autant que ses poumons sont capables d'en contenir. Le décompte des intérêts n'aurait donc plus de base, l'intérêt ou l'escompte serait le prix exigé pour la jouissance d'une chose devenue commune, et commune au même degré à tous les clients de la banque, une prime d'assurance pour la conservation d'une chose qui ne peut se perdre
Source : Gallica

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