Résumé

S. Vincent Ferrier, l'apôtre de la Bretagne… (1918)

Le samedi matin, la place de la cathédrale est animée comme aux plus grands jours. L'évèque et tout son clergé, le duc et toute sa cour sont là. Un cortège triomphal se forme avec tout l'apparat d'une réception souveraine. La procession s'arrète à la chapelle de Saint-Laurent. Voici l'Apôtre, le Saint. Tous les regards se fixent sur lui. Il est monté sur une ânesse. Il paraît vieux. Sa robe et son manteau de frère-prêcheur portent des traces d'usure, mais on remarque surtout que des mains indiscrètes ont largement entaillé l'étoffe pour en faire des reliques miraculeuses.
Source : Gallica

S. Vincent Ferrier, l'apôtre de la Bretagne… (1918)

C'est précisément cette sanction divine qu'on veut difficilement admettre de nos jours, et sous peine de ne rien comprendre à la vie de saint Vincent Ferrier, il est nécessaire de rappeler quelques points essentiels de la doctrine chrétienne.
Nous nous sommes laissés pénétrer par cet état d'esprit qui tend à reléguer le surnaturel dans une sphère tout étrangère au monde dans lequel nous vivons, alors que notre foi nous enseigne que nous y sommes plongés. Il nous est aussi impossible de nous y soustraire qu'au poisson de nier l'existence de l'eau dans laquelle il se meut.
Source : Gallica

S. Vincent Ferrier, l'apôtre de la Bretagne… (1918)

Saint Vincent a vu pourtant son culte près de s'éteindre chez nous, au milieu d'une indifférence presque complète.
Deux fois par an, la ville de Vannes vient témoigner qu'elle garde encore son souvenir. Mais ce
souvenir lui-même a-t-il des racines bien vivaces, et resistera-t-il longtemps aux efforts de l'incrédulité ? Bien peu de fidèles — même parmi ceux qui s'agenouillent de loin en loin sur son tombeau — connaissent la vie de notre illustre patron. Leur curiosité s'est contentée de triduums prêchés à l'église cathédrale.
Source : Gallica

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