Résumé

Urbain Faulon De la névrotomie plantaire

L’éminent inspecteur général a fait remarquer, avec juste raison qu’une affection quelconque du pied, une enclouure, une bleime, d’une guérison si facile au début, peut passer inaperçue sur un pied névrotomisé, lequel n’accuse plus alors le mal par la boiterie et par conséquent n’attire pas l’attention du propriétaire. Cette affection, restant ainsi cachée, produit des ravages épouvantables dans les tissus du pied : des arthrites, des nécroses de tendon ou d’os sont les désordres les plus communs et en même temps les plus funestes que l’on remarque.
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Urbain Faulon De la névrotomie plantaire

Pendant longtemps on a discuté à l’effet de savoir si on devait pratiquer la névrotomie au-dessus ou bien au-dessous du boulet ; la physiologie et l’observation prouvent nettement que la névrotomie basse est préférable à la première. En effet, si on la pratique au-dessus du boulet, le tronc du nerf plantaire est coupé avant qu’il soit divisé, toute la région phalangienne est rendue insensible et les suites les plus funestes, telles que chute de l’ongle, fracture des os, rupture des tendons, en sont la conséquence la plus ordinaire.
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Urbain Faulon De la névrotomie plantaire

Il faut, en d’autres termes, que la douleur soit l’élément dominant, essentiel de la maladie contre laquelle on croit devoir l’appliquer ; il faut que la boiterie persistante qui l’accompagne soit l’expression fidèle de cette douleur et non la conséquence d’altérations telles que, quand bien même la douleur ferait défaut, la boiterie n’en existerait pas moins comme effet fatal et inévitable du défaut d’agencement harmonique des parties nombreuses et variées qui composent le pied.
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