Vincente Meillaren, Le mystère de Cabrissol (1942)
“ Martoune et Régine montèrent les coucher puis, de nouveau, ce fut, sur la vieille demeure, le silence qui étendit son réseau mystérieux de menaces et d'incertitudes. Installée dans un grand fauteuil, Régine, tant qu'elle put, se tint éveillée. A la fin, trop lassa, elle ferma les yeux. Un frisson la ramena au sentiment des choses. Elle vit alors, près d'elle, ses deux compagnes assoupies. L'aïeule avait gardé son chapelet aux doigts. Martoune, écrasée de besogne, reposait, lourdement, sans rêves. Le feu achevait de mourir... Deux heures du matin sonnaient. Emmanuel n'était pas rentré. ”
