Vincente Meillaren

Résumé

Vincente Meillaren Le mystère de Cabrissol (1942)

Martoune et Régine montèrent les coucher puis, de nouveau, ce fut, sur la vieille demeure, le silence qui étendit son réseau mystérieux de menaces et d'incertitudes.
Installée dans un grand fauteuil, Régine, tant qu'elle put, se tint éveillée. A la fin, trop lassa, elle ferma les yeux.
Un frisson la ramena au sentiment des choses. Elle vit alors, près d'elle, ses deux compagnes assoupies. L'aïeule avait gardé son chapelet aux doigts. Martoune, écrasée de besogne, reposait, lourdement, sans rêves. Le feu achevait de mourir... Deux heures du matin sonnaient.
Emmanuel n'était pas rentré.
Source : Gallica

Vincente Meillaren Le mystère de Cabrissol (1942)

Martoune ! Méfiée... tu rêves.
— Ça ne fait rien, je vous aime assez pour supporter cela de vous. Alors, voilà. On n'est pas riche, vous le savez.
— Je le sais... répondit Régine.
— La chèvre d'or n'est pas venue rôder autour de Cabrissol ;
au contraire, petit à petit, tout notre bien s'en est allé, à mesure que le temps passait, et l'on n'a jamais, que je sache, parlé de trésor enfoui dans les souterrains du château.
— Jamais ! reconnut encore Régine. Et d'abord, ajouta-t-elle, il n'y a pas de souterrain ici.
Source : Gallica

Vincente Meillaren Le mystère de Cabrissol (1942)

Quand je te disais qu'elle avait quelque chose en tête !
— Vous êtes plus clairvoyante que moi, grand'mère, répondit Emmanuel.
— Oh ! c'est qu'à force de vivre près d'elle, je lis dans ses yeux les moindres émois, et Dieu sait si elle en éprouve tout au long de ses journées, cette chère petite Régine ! Nature énergique, enthousiaste, je la crois capable de grands dévouements.
— La vie lui en demandera peut-être, murmura M. le Curé, songeur. Et qui sait, en tout cas, si la découverte qu'elle vient de faire n'est pas plus importante que nous le supposons ?
Source : Gallica

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