Résumé

Édouard Benâtre Des officiers de l'état civil et de leur compétence… (1898)

Assurément, nous l'avons déjà établi (n° 99) , la compétence de l'officier de l'état civil forme un élément important de la publicité. L'incompétence constitue un vice de forme, une irrégularité qui tient à la célébration même du mariage. Elle aggrave le vice de clandestinité dont pourrait être atteint un mariage et constitue une raison de plus pour en entraîner la nullité. Dans tous les cas, l'incompétence de l'officier de l'état civil ne saurait rendre le mariage inexistant; elle ne peut donner naissance qu'à une action en nullité.
Source : Gallica

Édouard Benâtre Des officiers de l'état civil et de leur compétence… (1898)

L'état civil ou privé d'une personne, c'est-àdire sa situation juridique dans la société et dans la famille, se compose d'un ensemble de qualités qui créent à son profit ou à sa charge des droits ou des obligations. La naissance détermine l'état de chacun, la mort le fixe irrévocablement mais, entre ces deux situations extrêmes, l'état peut être modifié par différentes causes telles que le mariage, le divorce, l'adoption, la naturalisation.
Source : Gallica

Édouard Benâtre Des officiers de l'état civil et de leur compétence… (1898)

La plus grave des nullités, disait Portalis au Conseil d'Etat, est celle qui dérive de ce qu'un mariage n'a pas été célébré publiquement et en présence de l'officier compétent. Cette nullité donne action aux pères et mères, aux époux, au ministère public et à tous ceux qui y ont intérêt; elle ne peut être couverte par la possession ni par aucun acte exprès ou tacite de la volonté des parties, elle est indéfinie et absolue. Il n'y a pas mariage, mais commerce illicite entre deux personnes qui n'ont pas formé leur engagement devant l'officier compétent, témoin nécessaire du mariage.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature