Édouard Siebecker,
Poésies d'un vaincu : Noëls alsaciens-lorrains…
(1882)
“ Ces strophes, où l'on sent que ton âme se rue, Patrie, et dont l'écho fit trembler l'Univers, C'était ce que criait la ville en pleine rue, Quand on le ramassa pour l'arranger en vers. Oui, ce chant est à nous, à nous, fils de l'Alsace ! C'est chez nous que Rouget, poète de hasard, Embrasé des ardeurs dont brûlait notre race, S'est élevé, d'un coup, jusqu'au sommet de l'art. C'est nous qui, bondissant de colère à l'approche Des hordes qu'entraînaient les nobles et les rois, L'avons, sous les drapeaux de Luckner et de Hoche, Chanté, le sabre au poing, pour la première fois ! ”
