Résumé

Égide de Lespinasse Langeac Suger, moine de Saint-Denis [par de Lespinasse de Langeac… (1779)

Louis, après avoir essuïé des chagrins, de la part d'un Prêtre, fe livra tout entier à un Moine adroit, qui tira ce fruit de fa prétendue réforme.
Il ne la mit, en effet, que dans Saint-Denis : la maniere dont il s'y prit, nous apprend ce qu'on doit penfer de la sincérité de fes intentions. Au lieu de confier la direction de ses Religieux, à des hommes habiles, qui auroient pu joindre l'instruction à l'exemple, il la remit, de préférence, aux plus bornés. La crainte d'être pénétré lui dicta seule un choix fi étrange
Source : Gallica

Égide de Lespinasse Langeac Suger, moine de Saint-Denis [par de Lespinasse de Langeac… (1779)

Les Princes de l'Orient ne ceffoient de folliciter des fecours en Europe ; ils s'adrefsèrent à Suger pour obtenir ceux de la France. Les peintures touchantes de leur fituation, émurent cette ame plus faible que fenfible : il conçut le projet de faire une Croifade , à lui feul, & d'aller courir la Terre Sainte. Le Pape, qu'il confulta, fut effraïé d'un rêve, enfanté par le délire d'un homme de soixante-dix ans : il crut pourtant devoir des ménagemens à un vieillard
Source : Gallica

Égide de Lespinasse Langeac Suger, moine de Saint-Denis [par de Lespinasse de Langeac… (1779)

Louis leva une armée ; & , dans un malheur national, Suger s'applaudît d'espérer une vengeance particulière.
Le Roi, échappé aux dangers de la bataille d'Andelle (5) , débaraffé des ennemis , qui n'avoient pas sçû profiter de la victoire , ne s'occupa plus qu'à punir les traîtres qui lui avoient fufcité
( 5 ) Louis-le-Gros, y fut battu. Dans la déroute, un Anglois faifit la bride de fon cheval, en difant : Le Roi est pris. On ne prend jamais le Roi, dit froidement Louisle-Gros , pas même aux échecs; &, d'un coup de fa maffe d'armes, il étend l'Anglois à fes pieds.
Source : Gallica

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