Élie Berthet

Élie Berthet

Résumé

Portrait de Élie Berthet Élie Berthet L'étang de Précigny. Tome 3 (1849)

L'ÉTANG DE PRÉCIGNY. 35
— Mon père...
— J'ai tué ma fille ! répéta le malade en délire ; je suis voué à la haine des hommes, je suis maudit du ciel... Mères qui pleuriez vos enfants, vieillards qui me redemandiez vos petits-fils, fiancés qui voyiez expirer vos fiancées, vous êtes tous vengés à la fois... j'ai tué ma fille !
En prononçant ces mots il retomba en arrière, ferma les yeux et un râlement sourd s'échappa de sa poitrine. Merville courut à lui d'un air épouvanté. Thérèse voulut s'approcher à son tour, mais le docteur la repoussa et fit signe à Alfred de l'éloigner.
Source : Gallica

Portrait de Élie Berthet Élie Berthet L'étang de Précigny. Tome 3 (1849)

JUSTINE. 163
était environ deux heures du soir ; le soleil était voilé de nuages épais et plombés, immobiles au zénith, et la chaleur, reflétée par les sables, devenait étouffante. Ce paysage, si triste d'ordinaire, était plus affreux encore aux approches d'un orage. Pas un être vivant ne se montrait dans toute l'étendue, excepté le paysan landais dont nous venons de parler ; pas un oiseau ne rasait de son aile la surface pourpre de la bruyère en fleur ou ne faisait entendre sa voix au milieu du silence mort de la plaine ; pas un brin d'herbe ne s'agitait au souffle du vent.
Source : Gallica

Portrait de Élie Berthet Élie Berthet L'étang de Précigny. Tome 3 (1849)

Bordet obéit, vaincu par cette raison péremptoire, et Daniel fit prendre au cheval une direction opposée à celle de l'habitation des Sabres.
Une obscurité profonde couvrait la nature ; mais le jeune militaire connaissait trop bien le pays pour s'égarer, et la faible lueur des éclairs qui perçait avec peine le nuage épais de pluie, de grêle et de sable qui s'agitait autour de lui, suffisait pour lui montrer sa route.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature