Élie Berthet,
La fille des Pyrénées : roman historique…
(1851)
“ Pardonnez-moi, ma soeur, reprit-elle; je suis une pauvre créature disgraciée, incapable de se conduire elle-même... Je ne dois pas me fier à mes propres impressions ; j'aime mieux vous croire, vous si expérimentée et si compatissante... Eh bien ! donc, Ursule, je m'abandonne à vous... Et puisque pour Valentin, pour moi, je ne dois pas rester ici davantage, conduisez-moi, je suis prête... Une joie sombre se manifesta sur les traits flétris de la religieuse. Elle prit la main d'Antonia et voulut l'entraîner vers une porte dérobée qui donnait sur la rivière. ”
