Résumé

Élie Maire Trois filles de chez nous m'ont dit… (1947)

Oui, je Vous demande de souffrir le plus possible, si par là je puis Vous aimer et Vous faire aimer « un peu plus »... Je Vous demande la souffrance comme « moven d'amour ». C'est pourquoi, aujourd'hui, je m'offre simplement et absolument à Vous, pour que Vous tiriez de moi tout l'amour qu'il Vous plaira...
Mon Jésus, j'ai soif de Vous aimer beaucoup et de Vous faire beaucoup aimer !...
...Mon Tout, en m'offrant à Vous, ce n'est pas sur moi que je compte mais uniquement sur Vous. J'attends de Vous toute grâce de souffrance, toute
grâce d'amour.
Source : Gallica

Élie Maire Trois filles de chez nous m'ont dit… (1947)

« Moi, Sœur Marie-Angélique de Jésus, je promets obéissance, chasteté, pauvreté, à Dieu Notre-Seigneur, et à la bienheureuse Vierge Marie du Mont-Carmel... et ce, jusqu'à la mort. » Mais il lui fut impossible d'achever seule la formule qu'elle ponctua du moins, à l'audition de la dernière syllabe, d'un assentiment énergique.
Le Père, très ému, se retira sur un adieu discret autant que touchant :
— « Si le bon Dieu vous appelle à Lui, vous ne nous oublierez pas ?
— Oh non ! Merci, mon Père. »
Au bout de tant d'agonies intimes, la sérénité triomphait sur toute la ligne.
Source : Gallica

Élie Maire Trois filles de chez nous m'ont dit… (1947)

« C'est mon signe de vie que d'écrire comme à la fontaine de couler », confessait Eugénie de Guérin.
Le « signe de vie » de Marie-Edmée Pau ne fut-il pas de crayonner?
Artiste, Edmée l'est de par son exquise sensibilité qui la prédispose, ainsi que Marie Jenna, à pâtir ou à jouir ; de par son goût délicat des transparences, des vibrations, des reflets de la lumière ; de par la souffrance qui l'étreint au spectacle de l'infériorité de l'exécution en regard de l'idéal entrevu. N'omettons pas telles et telles tendances à l'utilisation de l'art en vue du bien suprême : la conquête du ciel.
Source : Gallica

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