Résumé

Émile Reverchon Notice sur M. Maillard : ancien président de section au Conseil d'état (1855)

C'est surtout par ce dernier côté de son existence que M. Maillard s'est concilié tant et de si vives affections; c'est, en même temps, par sa persévérante fidélité à une idée morale, pleine à la fois de simplicité et d'élévation, qu'il a conquis l'estime sympathique et profonde de tous ceux qui ont saisi et compris dans son ensemble l'unité et la dignité de sa carrière. L'esprit ne séduit que l'esprit, quand il ne le blesse pas
Source : Gallica

Émile Reverchon Notice sur M. Maillard : ancien président de section au Conseil d'état (1855)

Quoi qu'il en soit, il n'est guère donné à un vieillard, de rompre brusquement, à l'âgé de soixante-dixhuit ans, des habitudes cimentées par cinquante, ans d'une activité non interrompue, sans que ce changement produise une secousse qui laisse des traces plus ou moins profondes. M.! Maillard pouvait d'autant moins échapper à cette loi de l'infirmité humaine, que, bien loin d'être adoucie par les circonstances qui l'ont accompagnée, l'épreuve était rendue plus pénible par ces circonstances mêmes.
Source : Gallica

Émile Reverchon Notice sur M. Maillard : ancien président de section au Conseil d'état (1855)

Il ressemble à un paysan ivre à cheval, retombant d'un côté quand on le relève de l'autre. Sous ce rapport, à ce point de vue, M. Maillard a été une exception que l'époque actuelle est impropre à reproduire. Le culte à la fois persévérant et intelligent d'un grand principe a inspiré et réglé toute sa vie ; il l'a préservé des exagérations dans lesquelles sont tombés tant d'hommes qui se sont tour à tour constitués les pontifes ou les sectateurs des saturnales révolutionnaires et du fétichisme despotique ; il a fait l'unité réelle et sérieuse de sa longue carrière.
Source : Gallica

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