A Borchardt

Élements biographiques

A Borchardt Littérature française pendant la guerre de 1870-71 (1871)

Vive la France!... Faire acclamer la France par Bismarck, c'est tout de même raide! "
Jamais on n'avait tant ri. L'invalide au nez d'argent s'éveille, et dit, en se frottant les yeux : « on va donc encore s'amuser!» — Le troupier qui part, rassure sa payse: «N'aies pas peur; un tour de Rhin et un tour de Mein, l'affaire est faite.»
Au milieu de ces éclats de rire — tombe, comme un premier obus prussien, ce dessin sinistre du Kladderadatsch berlinois, à la façon shakespearienne : — On y voit la France vieillie et défaillante, buvant du sangdans une énorme écuelle.
Source : Gallica

A Borchardt Littérature française pendant la guerre de 1870-71 (1871)

Aussi n'est-ce pas l'espionnage militaire, ou administratif, qu'on reproche aux Allemands, puisque la pareille leur était si bien rendue. Non; c'est d'avoir espionné la France elle-même, en pleine paix, qu'ils sont accusés et reconnus coupables. On a été stupéfait et indigné, de l'autre côté des Vosges, de voir que des gens, qui, depuis quatre ans, s'attendaient tous les jours à être attaqués, se fussent éclairés d'avance à l'égard de leurs futurs agresseurs, tandis que ceux-ci n'avaient pas daigné prendre la même peine envers les barbares d'outre-Rhin.
Source : Gallica

A Borchardt Littérature française pendant la guerre de 1870-71 (1871)

Dès lors l'Allemagne victorieuse devait non seulement consentir à faire la paix, mais la subir. Les arbitres belges du droit des peuples avaient décidé que la France ayant — sur la parole républicaine de M. Jules Favre — renoncé pour jamais à la guerre, les Allemands ne pouvaient désirer pour l'avenir une meilleure garantie ni retirer de leur victoire un plus beau fruit que l'amitié désormais inaltérable de l'ennemi héréditaire.
Source : Gallica

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