François Marvaud

Élements biographiques

François Marvaud Études historiques sur la ville de Cognac et l'arrondissement… (1870)

Le peuple, sur qui avaient pesé si fortement tous les malheurs de la guerre, se remit à la culture des champs, les artisans à leurs métiers, les marchands à leur commerce. Cognac vit rentrer dans ses murs, après de longues années d'absence, le plus illustre de ses enfants : Louis Prévost de Sansac, après avoir assisté, sous quatre règnes, à onze batailles rangées et à quinze sièges, n'ayant été blessé qu'à la journée de Dreux, se retira de l'arène politique, et voulut passer dans sa ville natale les dernières années d'une si noble vie.
Source : Gallica

François Marvaud Études historiques sur la ville de Cognac et l'arrondissement… (1870)

La force n'y faisait pas la loi, comme sur les terres de la féodalité, toujours armée pour opprimer, où le servage était la règle et l'obéissance le devoir. Nous trouverons bientôt autour du cloître comme autour du château une vie nouvelle, des éléments de prospérité se développant lentement, mais n'en préparant pas moins pour l'avenir des libertés politiques et sociales que le moyen âge avait laissées tomber dans l'oubli. Le monde féodal commençait à faire place à la bourgeoisie.
Source : Gallica

François Marvaud Études historiques sur la ville de Cognac et l'arrondissement… (1870)

La France était aussi folle que son roi, Dans ces tristes conjonctures, Cognac était toujours sur le qui vive. Tout commerce y devenait impossible, parce que les Anglais interceptaient les routes, dévalisaient les marchands. Réduits à leurs propres forces, les habitants couraient aux armes, toutes les fois que les sentinelles, faisant bonne garde sur les murailles ou sur le clocher de Saint-Léger, signalaient l'approche de l'ennemi.
Source : Gallica

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