J S Saint Amant Précis de l'histoire de Napoléon… (1825)

A Brienne, à Montereau, à Arcissur-Aube, l'Empereur s'était précipité au plus fort de la mêlée; son épée, qui soumit l'Europe, avait été tirée pour sa propre sûreté.
Vaine résistance des hommes aux arrêts du Destin; la volonté la plus puissante, l'esprit le plus vaste, le bras le plus fort avaient à peine retardé de quelques instans la chute de Napoléon ; un simple retour de la fortune apportait la dépendance à un peuple qui, vingt ans, avait imposé les lois de la victoire à toutes les nations du continent.
Source : Gallica

J S Saint Amant Précis de l'histoire de Napoléon… (1825)

Dans ce moment une bande de cosaques, attirée par l'appât du butin et le bruit de nos caissons , se glisse à travers les ombres du camp, et parvient jusqu'à la route. Le général Dejean se sent pressé brusquement ; il se retourne, et crie aux Cosaques! En même temps, il veut plonger son sabre dans la gorge de l'ennemi qu'il croit tenir; mais celui-ci échappe et s'élance sur le cavalier en redingote grise qui marche en tête. Corbineau se jette à la traverse; Gourgaud a fait le même mouvement, et, d'un coup de pistolet à bout portant, il abat le cosaque aux pieds de Napoléon.
Source : Gallica

J S Saint Amant Précis de l'histoire de Napoléon… (1825)

Napoléon se plaça tellement au-dessus de tout ce qui l'environnait que, selon l'idée qu'on se fit des actes de sa puissance, il fallut souvent les admirer ou les blâmer sans être parvenu à les expliquer. Qui pourrait en effet se flatter d'avoir étudié, de sang-froid, ce sou, verain sur le trône le plus élevé de la terre, à travers les rayons éblouissans de sa gloire, et au bruit des acclamations d'un peuple enivré !. On l'a mieux jugé sur le roc de l'exil : c'est l'a qu'on a retrouvé l'homme, et qu'il s'est reconnu lui-même.
Source : Gallica

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