Joceleyn Pène-Siefert

Élements biographiques

Joceleyn Pène-Siefert La question tonkinoise : avant et après le traité avec la Chine (1885)

Espérer de bons offices de la Cour de Hué dont nos coups de canon ébranlent la puissance et l'arrêt à volonté de l'impulsion qu'on a donnée soi-même aux événements dénote un esprit assez hasardeur, du moins pour l'action à distance. Que cet esprit est, de plus, versatile, on en a la meilleure preuve dans la solution « conforme à nos intérêts et à notre dignité » qu'il préconise actuellement pour le Tonkin.
Aujourd'hui, ce n'est plus au Delta qu'il faut nous confiner, comme il le proposait en 1882 ; il faut occuper également le Haut-Songkoï.
Source : Gallica

Joceleyn Pène-Siefert La question tonkinoise : avant et après le traité avec la Chine (1885)

Au contact de la Chine, nous apprendrons le commerce ramifié à l'infini comme les canaux et les cours d'eau qui arrosent son territoire, une philosophie pratique sinon ultra-terrestre, une mporale qui a pour sanction naturelle des actes humains leurs suites fatales, une haute estimation de tous les labeurs qui peuvent contribuer au bonheur des sociétés, enfin des données expérimentales remontant à des milliers d'années.
Reste à voir maintenant ce qu'est et ce que vaut l'Annam, ce que nous avons voulu y faire en en éliminant la Chine et nous mettant à sa place.
Source : Gallica

Joceleyn Pène-Siefert La question tonkinoise : avant et après le traité avec la Chine (1885)

Mais au cas même d'un échec dans la colonisation, ou plutôt utilisation, de nos possessions d'Indo-Chine, il serait digne de la troisième République, presque à un siècle de-distance, de donner un pendant à l'Institut d'Egypte, de telle sorte que l'héroïsme de nos soldats, qui s'est perpétué à peu près intact, eût encore pour compagnon dans l'histoire un noble labeur réalisé par le génie scientifique et artistique de la France.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature