Waast-Barthélemy Henry

Élements biographiques

Waast-Barthélemy Henry Histoire de l'abbaye de Saint-Germain d'Auxerre… (1853)

La mort ayant enlevé, vers l'an 621, l'évêque saint Didier, tous les regards se portèrent sur l'abbé Pallade pour le remplacer. Sa modestie, son humilité, ne purent le soustraire aux vœux du peuple et du clergé. Quel que fût son amour pour la retraite, il consentit pour le bien de l'Eglise à monter sur le siège épiscopal d'Auxerre. Ses vertus, renfermées jusqu'alors dans le silence et l'obscurité du cloître, parurent au grand jour. Sa porte était continuellement ouverte à tout le monde. Il avait une prédilection particulière pour les pauvres, les malades et les affligés.
Source : Gallica

Waast-Barthélemy Henry Histoire de l'abbaye de Saint-Germain d'Auxerre… (1853)

On aime à voir une assemblée de religieux déployer son zèle à célébrer dignement les solennités de la religion, à étaler, aux yeux des fidèles, le spectacle de ses joies saintes, et à manifester, par la pompe des cérémonies et la gravité de ses chants, l'élévation de ses sentiments. L'abbé lui-même, là mitre en tête , le bâton pastoral à la main , célébrait avec beaucoup de dignité, au milieu des splendeurs de la basilique de Saint-Germain.
Ces pieuses occupations n'empêchaient pas Radulphe de trouver du temps pour veiller à la conservation des privilèges de son monastère.
Source : Gallica

Waast-Barthélemy Henry Histoire de l'abbaye de Saint-Germain d'Auxerre… (1853)

Dans les actes publics, il se faisait désigner sous le nom de frère Guy, humble abbé du monastère de Saint-Germain d'Auxerre. Il assistait exactement à l'office canonial du jour et de la nuit. On assure même qu'il récitait tous les jours en son particulier, le psautier, l'office de la vierge et celui des morts, en sorte qu'on le trouvait rarement sans prier. Il semblait que son oraison n'était interrompue que par ses repas-et par le sommeil de la nuit. Il portait souvent le cilice ; avant de se mettre au lit, il ceignait son corps d'une ceinture de pénitence, garnie de pointes piquantes.
Source : Gallica

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