Édouard Vicq

Élements biographiques

Édouard Vicq,  Cent chansons (1869)

“ On l'a dit de tout temps,
Que tous les mendiants
Ne sont pas dans la rue.
La mendicité sait se faire
Des décors et des attributs,
C'est en haillons que, d'ordinaire,
Elle nous apparait le plus;
Mais, comédienne émérite,
Avec quelle adresse elle prend
L'habit de cour, ou la lévite,
S'il lui faut exploiter en grand
C'est chose bien connue;
On l'a dit de tout temps,
Que tous les mendiants
Ne sont pas dans la rue.
De nos grands sots, l'orgueil superbe,
Si souvent leur unique bien,
Disparaît devant le proverbe
Qui ne demande rien n'a rien.
”
Source : Gallica

Édouard Vicq,  Cent chansons (1869)

“ Ah bien traîtresses
Sont tes caresses,
Je sens déjà ma raison s'obscurcir
Elle s'envole,
Je m'en console
Car la raison, c'est la mort du plaisir
Je m'endors narguant la misère,
Je vais' rêver bons vins, amours
Si je crois encore aux beaux jours,
C'est grâce à toi, mon verre
CONTRE FORTUNE, BON CŒUR.
Le monde est plein d'effrayants précipices
Où la vertu s'engloutit sans retour,
Et leurs sentiers sont frayés par ces vices
Que je déteste et combats chaque jour.
”
Source : Gallica

Édouard Vicq,  Cent chansons (1869)

“ Je fais comme eux et comme eux je me grise;
Contre fortune, il faut faire bon coeur.
Un cœur pervers peut seul aimer les femmes
Et rechercher de coupables plaisirs
Je hais l'amour et ses perfides flammes,
Je n'eus jamais de criminels désirs.
Je me contiens quand chez de gais apôtres,
Lise sur moi lance un regard vainqueur,
J'embrasse Lise et plus fort que les autres.
Contre fortune, il faut faire bon cœur.
De ma contrainte enfin j'ai fait justice
Et franchement j'aime, je ris, je bois;
Pourquoi faut-il qu'un étrange caprice
Me fasse encor me grimer une fois?
”
Source : Gallica

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