Résumé

A. Trognon Campagne de l’Armée de Potomac - mars-juillet 1862

On s’arme de part et d’autre pour une lutte devenue inévitable ; mais le sud a les hommes de guerre, il a les armes, il a l’organisation, il a la volonté et la passion. Le nord est impuissant à ravitailler le fort Sumter, et ses volontaires, levés pour trois mois, comme si la campagne ne dût pas durer davantage, se font battre à Bull’s Run, non par manque de courage, car les exemples de courage individuel sont nombreux, non par la faute du général Mac-Dowell, qui les commandait, et dont le plan méritait le succès, mais par défaut d’organisation et de discipline.
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A. Trognon Campagne de l’Armée de Potomac - mars-juillet 1862

Une armée de soixante mille réguliers eût fait bien plus de besogne qu’un nombre double ou triple de volontaires ; mais en Amérique on ne sait pas cela, et, qui plus est, on ne veut pas le savoir. Ce serait renoncer à la croyance générale, et si profondément enracinée, que tout Américain, quand il veut une chose, trouve en lui, sans apprentissage, la force de la faire, et que par conséquent il n’y a pas de volontaire qui, en endossant l’uniforme, n’endosse du même coup toutes les qualités du soldat.
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A. Trognon Campagne de l’Armée de Potomac - mars-juillet 1862

Le commerce n’est pas le fait des gens du sud ; ils auraient besoin de quelqu’un pour faire leurs affaires. Le même mouvement, selon toute vraisemblance, entraînerait les états de l’ouest, dont tous les débouchés seraient aux mains des confédérés. Seuls, les états de la la Nouvelle-Angleterre, où les croyances puritaines ont conservé tout leur empire et où la haine de l’esclavage est sincère, resteraient dans une situation isolée, vivant des produits de leur agriculture et des ressources que saurait se créer l’esprit d’entreprise de leur population maritime si active et si nombreuse.
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