Résumé

Achille Fillias Études sur l'Algérie, questions du jour… (1849)

Dieu ne saurait permettre, en effet, que la société moderne perpétue son agonie. Le peuple,—et nous le prenons dans le sens même de M. de Ségur d'Aguessau, ce jeune descendant des Croisés, qui porte, lui aussi, « dans sa conscience et dans son coeur » la République démocratique,— le peuple s'agite parce qu'il souffre. La France est trop étroite pour contenir le flot des générations qui s'élèvent et que la misère chasse de ville en ville. Et cependant il faut qu'en ce bas monde chaque homme ait sa place au soleil !
Source : Gallica

Achille Fillias Études sur l'Algérie, questions du jour… (1849)

Son ambition est plus noble et plus haute. En donnant à ses fils une place au soleil, je veux dire un champ et des instrumens de travail, la République a voulu fonder, au sein des provinces africaines, non pas une entreprise d'exploitation agricole ou industrielle, mais une véritable colonie française, une famille humaine, dont tous les membres, égaux entre eux par le travail, s'élèvent progressivement, sous l'intelligente protection de l'Etat, au plein et entier exercice des droits de l'homme et du citoyen.
Source : Gallica

Achille Fillias Études sur l'Algérie, questions du jour… (1849)

Insuffisance d'électeurs? Mais est-ce que la population de l'Algérie se compose exclusivement des colons qui abandonnent la France? Est-ce que tous les citoyens qui font partie de la milice active, qui choisissent leurs officiers, nomment les maires et leurs adjoints? Est-ce que tous ceux, en un mot, qui appartiennent au sol, Juifs ou Maltais, Italiens ou Musulmans, doivent être frappes d'incapacité radicale, alors qu'il s'agit d'élire un Représentant du peuple ?
Source : Gallica

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