Adolphe de Bouclon

Résumé

Adolphe de Bouclon Canova et Napoléon (1865)

Ces paroles courageuses, dignes du caractère antique, loin de déplaire au suprême dictateur de l'Europe, lui firent concevoir
une grande estime pour l'artiste qui les avait prononcées. La souveraineté de la puissance consentit à traiter d'égale à égale avec la souveraineté du génie.
Le premier Consul répondit : « Je restaurerai Rome ; j'aime le bien de l'humanité, et je le veux accomplir : mais, en attendant, que faut-il pour ce que vous avez à faire?
— Rien répondit le sculpteur : me voilà prêt à remplir vos ordres.
— Vous ferez ma statue, » reprit Bonaparte. Et il le congédia.
Source : Gallica

Adolphe de Bouclon Canova et Napoléon (1865)

Admis au foyer domestique comme un frère de la maison, Canova félicita les deux époux de la sagesse qui leur avait fait trouver le bonheur dans la concorde et l'union ; il s'en réjouit comme du sien propre.
Un homme tel que lui ne pouvait oublier l'humble toit où il avait pris naissance. Possagno, de son côté, voulait revoir l'enfant qui faisait sa gloire, et c'est là que l'attendait, par les soins et par l'enthousiasme de Betta Biasi elle-même, un modeste triomphe qui laissa plus de joie et plus d'attendrissement dans son âme que s'il avait reçu au Capitole les ovations du peuple-roi.
Source : Gallica

Adolphe de Bouclon Canova et Napoléon (1865)

Si l'Italie admirait les victoires de Montenotte, Lodi, Arcole, Castiglionne et Rivoli, elle n'avait pas moins d'enthousiasme pour les chefs-d'œuvre de son grand sculpteur Antoine Canova, né à Possagno le 1er novembre 1757, dans les Etats de Venise. Ses
tombeaux, ses nymphes, ses bas-reliefs, ses statues où l'art uni à l'inspiration représentait tout ce que la nature a de plus noble, de plus terrible, de plus charmant et de plus ingénieux, la captivaient tout entière.
Source : Gallica

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