Adolphe de Bouclon, Canova et Napoléon (1865)
“ Ces paroles courageuses, dignes du caractère antique, loin de déplaire au suprême dictateur de l'Europe, lui firent concevoir une grande estime pour l'artiste qui les avait prononcées. La souveraineté de la puissance consentit à traiter d'égale à égale avec la souveraineté du génie. Le premier Consul répondit : « Je restaurerai Rome ; j'aime le bien de l'humanité, et je le veux accomplir : mais, en attendant, que faut-il pour ce que vous avez à faire? — Rien répondit le sculpteur : me voilà prêt à remplir vos ordres. — Vous ferez ma statue, » reprit Bonaparte. Et il le congédia. ”
