Résumé

Adresse au peuple français, sur la monarchie de Louis XVIII et la religion de l'État (1816)

La liberté des cultes , a dit la Bruyère, ressemble au plus riche magasin. Tout est si beau , qu'on reste indéterminé sur le choix du bijou que l'on veut acheter. Le grand nombre des objets vous rend indifférent ; vous les désirez tous , aucun ne vous fixe, et vous sortez sans emplette. Tel est depuis plus d'un siècle , je ne dirai pas le génie des Français sur l'article de la religion, mais celui de l'Europe entière. L'incrédulité s'est élevée au-dessus du trône des Rois qui ont protégé son audace , et ont partagé son fanatisme.
Source : Gallica

Adresse au peuple français, sur la monarchie de Louis XVIII et la religion de l'État (1816)

Un Turc n'en change jamais, elles souverains qui, comme Buonaparte , en ont changé, n'en ont aucune. Nous ne sommes pas assez forts pour nous suffire à nous mêmes : assez éclairés pour trouver en nous tout ce qu'il faut, quand nous avons notre intérêt en contradiction avec celui des autres : assez vertueux pour n'avoir pas de culte , et assez sages pour n'avoir pas de loi. Il est donc nécessaire de nous attacher à nos habitudes chéries: la religion est pour nous un besoin, et c'est notre dernier espoir; c'est celui de la vertu aux prises avec l'injustice, le malheur et la mort
Source : Gallica

Adresse au peuple français, sur la monarchie de Louis XVIII et la religion de l'État (1816)

L'égalité est proclamée, et on nous ordonne d'obéir à des supérieurs méprisables, et nous sommes forcés d'admirer des inégalités jusques dans la nature. La liberté qu'on nous annonce n'est qu'une licence effrénce pour les uns et un esclavage honteux pour les autres. La résistance à l'oppression arme le peuple contre le monarque, qui n'a que l'ombre de la souveraineté.
Source : Gallica

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