Albert Baur, Maurice Scève et la Renaissance lyonnaise
“ C’était une lutte de principe entre le moyen-âge et la Renaissance. Au temps des trouvères on avait réfléchi presque autant sur l’amour qu’à l’époque des humanistes, et on avait voulu en faire un art ou une science. On avait même cherché des arguments dans l’antiquité : la morale décadente de l’Art d’aimer d’Ovide avait exercé une influence prépondérante ; et c’est la même morale que nous trouvons dans les livres les plus répandus en France avant cette époque : dans le Roman de la Rose, dans les vers de Marot et de Saint-Gelais, dont les adversaires de Héroët ont hérité. ”
