Résumé

Albert Bournet Lettres médicales écrites d'Italie… (1884)

A M. LE PROFESSEUR LACASSAGNE
LETTRES MÉDICALES
ÉCRITES D'ITALIE
Après le plaisir du voyage, il n'y en a guère de plus doux que celui d'en parler. Malheureusement, il est bien difficile, en écrivant ce qu'on a vu, de ne pas se laisser aller à sa nature. Quand on parle de l'Italie, l'écueil est encore plus à éviter.
Il est aujourd'hui de bon goût d'être pessimiste, de prendre pour devise le Nil admirari d'Horace. Critiquer tout donne bon air au touriste et le pose comme au-dessus des voyageurs frivoles, en vertu d'une vision plus intime.
Source : Gallica

Albert Bournet Lettres médicales écrites d'Italie… (1884)

L'homme qui a le plus vécu n'est pas celui qui compte le plus d'années. Le professeur de droit criminel de l'Université de Sienne n'a que vingt-sept ans, et déjà ses rares facultés d'orateur, de légiste, d'une part, et, d'autre part, celle du savant versé dans les sciences médicales, lui permettent d'user tour à tour des unes et des autres. De là le caractère de ses travaux solides, un peu lourds parfois, mais écrits avec la définitive rigueur de la science et pleins de liberté franche et de pensée indépendante.
Source : Gallica

Albert Bournet Lettres médicales écrites d'Italie… (1884)

Penser avec son propre cerveau, ne porter aucune lunette, par ce temps de mœurs effacées, est un mérite rare. E. Ferri le possède. Sa profonde compréhension des choses modernes est étonnante. Je ne puis m'empêcher de le regarder comme le premier des jeunes hommes dont l'Italie a le droit d'être fière. Original en toute chose, il l'est aussi par volonté, car s'il a le don, il a aussi le travail.
Source : Gallica

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