Amédée Pommier, Colifichets : jeux de rimes (1860)
“ Rosine plus brillante, Plus vive et sémillante, La bouche souriante, Fait songer à Vénus. L'aînée a, beauté raré, Et que rien ne dépare, Du marbre de Carrare L'éclat et le poli. La veine court, bleuâtre, Sous cette peau d'albâtre Que jamais fard ne plâtre El qui n'a pas un pli. Mais, j'en sais quelque chose, L'autre, qui moins impose, Plaît par son teint de rose, Par ses traits chiffonnés. Quelle aimable malice Dans cet œil en coulisse! Comme l'amour s'y glisse ! Quel friand petit nez ! Tu veux, mère nature, Dans cette conjoncture, Nous mettre à la torture, Pour moi c'est évident. ”
