Angelo Costantini

Angelo Costantini

Résumé

Portrait de Angelo Costantini Angelo Costantini La vie de Scaramouche (1876)

Si vous voulez tout de bon jouer Elomire, dit Villiers dans la Zélinde, il faudrait dépeindre un homme qui eût dans son habillement quelque chose d'Arlequin, de Scaramouche, du Docteur et de Trivelin ; que Scaramouche lui vînt redemander ses démarches, sa barbe et ses grimaces; et que les autres lui vinssent en même temps demander ce qu'il prend d'eux dans son jeu et dans ses habits.
Source : Gallica

Portrait de Angelo Costantini Angelo Costantini La vie de Scaramouche (1876)

En tout cas, ayant débuté en 1681, il avait certainement passé trente ans à la mort de Scaramouche.
Il avait du talent. La Fontaine, dans les vers qu'il a mis au-dessous du beau portrait de cet artiste peint par de Troye et gravé par Corneille Vermeulen, est sans doute hyperbolique :
Ici de Mezetin, rare et nouveau Protée,
La figure est représentée : La nature l'ayant pourvu Des dons de la métamorphose, Qui ne le voit pas n'a rien vu, Qui le voit a vu toute chose.
Source : Gallica

Portrait de Angelo Costantini Angelo Costantini La vie de Scaramouche (1876)

La troupe étrangère jouait dans la salle du Petit-Bourbon des pièces à grand spectacle dont la danse, la musique, les décors et les machines du célèbre Torelli da Fano, n'étaient pas le moindre attrait. Au milieu de ces splendeurs, Scaramouche faisait son personnage bouffon ; par exemple, il s'asseyait, affamé, à une table magnifiquement servie, dont tous les mets se dérobaient sous sa main lorsqu'il voulait les prendre, et il souffrait, avec toute sorte de grimaces et de postures plaisantes, le supplice d'un Tantale grotesque (1) .
Source : Gallica

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