Anthologie des nouvelles du journal, Floréal (Revue)
“ Je n’ai pu rester chez moi. De ma fenêtre, on ne voit ni la foule, ni les drapeaux. Et quand on est seule, il n’y a pas de fête. Aloys n’a pas essayé de l’interrompre. Il l’écoute. Le son de cette voix correspondrait-il mystérieusement aux voix qu’on entend le soir lorsque, fatigué par les longues et vaines méditations, on songe tout à coup qu’une journée entière s’est écoulée, et que nul n’a recueilli le bénéfice du trésor d’amour accumulé en nous ? — Alors même qu’il y a du travail pressé, ajouta-t-elle, on sent bien que le bruit de la foule veut qu’on fasse comme les autres. ”
