Résumé

Antoine Goze Les enceintes successives d'Amiens (1854)

Dans des cas d'urgence, on ne pourrait guères élever que des forts détachés qui établiraient un système de défende aussi complet que possible avec la citadelle ; mais on ne pourrait par là qu'empêcher un coup de main, sans avoir le moyen de soutenir durant quelque temps un siège en règle, aujourd'hui que les moyens d'attaque sont si supérieurs à ceux de défense. Ainsi notre ville sera plus heureuse de briller par son industrie que par les armes dont la gloire peut être effacée après plusieurs siècles, par l'échec d'un seul jour.
Source : Gallica

Antoine Goze Les enceintes successives d'Amiens (1854)

Dans ces temps de calamités, combien dût être poignante la douleur de ces fiers bourgeois qui s'intiiulaient partout, dans leurs actes, citoyens d'Amiens, comme s'ils faisaient partie d'une république à part, au milieu de la France.
Ceux qui avaient vécu dans le luxe et l'abondance, se voyaient en proie à la famine et à la misère; ceux qui neuf ans auparavant avaient déclaré la guerre au Roi de France, qui avaient repoussé durant des années entières le gouvernement, paternel de Henri IV, se voyaient obligés de subir le joug abhorré des étrangers
Source : Gallica

Antoine Goze Les enceintes successives d'Amiens (1854)

Arnantel, hors de lui jura Dieu en espagnol qu'il saurait bien l'y forcer. Sireuil répondit au gouverneur avec une dignité qui le calma : Il est en voux de me faire mourir comme vous voudrez, mais de quelque manière que ce soit, ce sera de la satisfaction pour moi de faire connaître que je ne meurs pas pour mes crimes, mais pour le service du Roi mon maistre et pour la France qui m'a nourri et élevé jusqu'à l'âge où je suis, qui sont des motifs suffisants pour mourir avec gloire.
Source : Gallica

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