Auguste-Hilarion de Kératry

Résumé

Auguste-Hilarion de Kératry Conservateurs. [Signé : Kératry… (1845)

Un esprit de sédition a soufflé sur la jeunesse des écoles, entraînée dans des haines politiques avant l'âge où les haines se raisonnent. L'ambition qui aspire au pouvoir dont elle ne saurait user, la cupidité qui veut jouir sans travail, l'envie qui s'irrite à la vue des fortunes nouvelles et le scepticisme en matière religieuse, bouleversent des têtes de quinze à vingt ans, en assez grand nombre pour que l'ordre social en soit, par moments, compromis. Cet état de choses mérite l'attention des conservateurs, et dans la chambre des pairs ils ont saisi l'occasion de s'en occuper.
Source : Gallica

Auguste-Hilarion de Kératry Conservateurs. [Signé : Kératry… (1845)

M. Thiers lui-même, lorsqu'il a dressé d'une main ferme la barrière contre laquelle l'anarchie est venue se briser, a été poursuivi avec une violence qui lâchement a fait irruption dans l'intérieur de sa vie domestique. La loi si sagement prévoyante de la régence, loi en partie son ouvrage, ne l'a-t-elle pas exposé aux mêmes clameurs? Maintenant, des adversaires plus hostiles encore s'en prennent au premier orateur du siècle : à sa parole puissante, ils n'opposent rien moins que des paroles de mort!
Source : Gallica

Auguste-Hilarion de Kératry Conservateurs. [Signé : Kératry… (1845)

Avant la révolution de juillet, la chambre des députés, celle des pairs même, mais en moindre nombre, renfermaient des hommes dévoués aux institutions nouvelles. Ceux-là ne voulaient pas rétrograder vers l'ancien régime, devenu une impossibilité depuis 1789; s'ils admettaient des supériorités, c'étaient les seules que la loi eût reconnues, ou qui dussent leur origine au talent et au travail, leur grande, leur véritable majorité ne rêvait ni réaction ni bouleversement social.
Source : Gallica

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