Résumé

Auguste-Prosper-François Guerrier de Dumast Le redresseur : rectification raisonnée des principales fautes de français… (1866)

Ainsi, l'on peut dire : «malgré qu'il (ou qu'elle) en ait; » Mais non pas : « malgré qu'il (ou qu'elle) en soit; » parce que soit, substantif du verbe être, n'appartient pas au verbe avoir.
Pas davantage : « malgré qu'il en ait envie ; » parce qu'alors le verbe avoir est suivi d'un régime.
Pas non plus « malgré qu'il ait vu, tué, joui, etc. (ni « malgré qu'il en ait vu, tué, joui, etc. ») ; parce que là, le verbe avoir, accolé à d'autres verbes (actifs ou neutres, peu importe) , n'en est, comme on parle en style de rudiment, que l'auxiliaire de conjugaison (1) .
Source : Gallica

Auguste-Prosper-François Guerrier de Dumast Le redresseur : rectification raisonnée des principales fautes de français… (1866)

Le mot chance n'a jamais été synonyme de bonheur. Il ne le signifie ni dans le sens de bonheur fondamental ( en latin (elicitas, en anglais happiness) , ceci va trop sans dire, ni même dans celui de bonheur fortuit, bonheur de réussite (en latin prospera sors, fausla forluna, en anglais good luck) . Dans la bouche de quiconque parle correctement français, chance n'a d'autre acception que celle que lui donnent les mathématiciens, c'est-à-dire risque, hasard, possibilité, plus ou moins grande probabilité.
Source : Gallica

Auguste-Prosper-François Guerrier de Dumast Le redresseur : rectification raisonnée des principales fautes de français… (1866)

C'est que l'expression aimer mieux, ou mieux aimer (dans laquelle, si l'usage le permettait, les deux mots devraient être joints par un trait d'union) , est une locution indivisible, une façon de terme à part, qui diffère essentiellement du verbe aimer, et qui n'en suit point les règles.
Pourquoi s'étonner de la chose ? Qui ne sent que le verbe MIEUX-AIMER (ou AIMER-MIEUX) , suivi d'un infinitif, correspond tout bonnement au malle des Latins ?
Source : Gallica

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