Résumé

C. Bernard Restauration et conservation des terrains en montagne… (1900)

La partie supérieure de la zone cristalline du mont Blanc a, de tout temps, été complètement en dehors de l'intervention humaine, en raison de l'altitude. Ce n'est guère que depuis un siècle qu'elle est parcourue par des touristes, chaque année plus nombreux.
Par contre, il n'en est pas de même des parties inférieures, qui depuis longtemps, au contraire, sont exploitées par l'homme. Cette intervention n'a pas toujours été intelligente: elle a contribué, pour une large part, à détruire la végétation forestière aujourd'hui limitée aux lignes de crête inaccessibles.
Source : Gallica

C. Bernard Restauration et conservation des terrains en montagne… (1900)

Gel et dégel. — Les roches argilo-calcaires sont éminemment propres à se désagréger. Tout d'abord, l'argile et le calcaire qui entrent dans leur composition ont des facultés d'imbibition fort différentes.
L'une se gonfle beaucoup plus rapidement que l'autre. Sous l'influence de la chaleur, que leur couleur noire rend encore plus apte à absorber, il se produit des contractions inégales qui contribuent à produire une infinité de petites fissures dans lesquelles l'eau s'infiltre. Aussi l'action du gel et du dégel exerce-t-elle une action prépondérante dans le phénomène de leur désagrégation.
Source : Gallica

C. Bernard Restauration et conservation des terrains en montagne… (1900)

Sous la forme de neige, les condensations atmosphériques sont aussi très redoutables, en déterminant des avalanches. Celles-ci, en glissant sur les pentes, arrachent des blocs volumineux, contribuent aussi au décapage, en entraînant les éléments plus petits mis en liberté par le gel et le dégel, et viennent s'accumuler dans les dépressions. Leur fusion détermine ainsi un dépôt qui viendra augmenter le volume des crues d'orages.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature