Résumé

Portrait de Champfleury Champfleury Grandeur et décadence d'une serinette… (1857)

Ce n'est pas comme le chaussetier d'en face, qui fait travailler quinze heures par jour des pauvres filles de dix ans, pâles, maigres, longues comme un jour sans pain. Pour économiser, le chaussetier n'allumerait pas une broussaille. Mais, au bout de dix ans, plus vite encore, le chaussetier aura fait fortune et sera un gros bourgeois.
Lui, saint Crépin, il s'en moque pas mal d'être bourgeois. Il ne demande qu'à être heureux, et la joie de ses compagnons lui suffit. Il ne veut seulement pas gagner plus qu'eux.
Source : Gallica

Portrait de Champfleury Champfleury Grandeur et décadence d'une serinette… (1857)

La cause du mal n'est pas une grande connaissance si le remède ne vient faire contre-poids. Depuis cinq ans saint Crépin raisonnait là-dessus, réfléchissait et se donnait,des coups sur le front sans en rien faire sortir.
Il y a bien un remède souverain, qui est le remède des saisons. Quand arrive le printemps, que les jours grandissent, que le lilas envoie dans l'air de douces odeurs, on ne travaille plus le soir. Bientôt les yeux des compagnons cordonniers reprenaient leur tranquillité aux floraisons de la nature.
Source : Gallica

Portrait de Champfleury Champfleury Grandeur et décadence d'une serinette… (1857)

Or, saint Crépin, qui savait le danger des rhumes, avait recommandé à ses compagnons de s'appliquer particulièrement à cet endroit de la chaussure; là on devait employer le fil le plus solide, l'alêne la plus mince; la poix la mieux réussie. Les joints se pressaient serrés aussi habilement que par une brodeuse de dentelles, et emprisonnaient entre les deux lèvres de cuir l'âme, qui était la langue.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature