Résumé

Charles Constant Code départemental ou Manuel des conseillers généraux et d'arrondissement… (1880)

Si la loi l'exige, lorsqu'il s'agit de décider sur son propre sort, n'est-elle pas en droit de l'imposer à celui qui, par son vote, prononce sur le sort de son pays ? Enfin, la loi militaire, en imposant à tous les citoyens le service obligatoire jusqu'à vingt-cinq ans, la loi du 27 juillet 1872, article 5, relative au recrutement de l'armée, en déclarant que le militaire présent au corps ne prend part à aucun vote, ne doit-elle pas avoir pour conséquence nécessaire de remettre à vingt-cinq ans l'exercice du droit de suffrage pour tous les citoyens ?
Source : Gallica

Charles Constant Code départemental ou Manuel des conseillers généraux et d'arrondissement… (1880)

Un corps administratif, disait M. Clément (Journal Officiel 1871, p. 2420) , une commune, un département, ont le droit de dire : tel ou tel travail est utile, j'en autorise la dépense ; mais cela ne suffit pas pour que la propriété cède devant les réclamations d'un corps administratif quelconque, il faut que l'utilité, la nécessité de céder la propriété soit constatées dans les formes voulues par la loi, c'est ce que disent toutes les constitutions.
Source : Gallica

Charles Constant Code départemental ou Manuel des conseillers généraux et d'arrondissement… (1880)

Il n'y a qu'un moyen, c'est de recourir au principe de la justice retenue en vertu duquel le souverain prononce, dans certains cas exceptionnels. Les tribunaux eux-mêmes sont alors obligés de reconnaître la force exécutoire de cette décision rendue par le souverain. C'est uniquement pour cela que le chef de l'Etat ou le Corps législatif est investi du droit de prononcer sur la nécessité où se trouvent les citoyens d'abandonner leur propriété pour cause d'utilité publique.
Source : Gallica

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