Charles Wentworth Dilke

Résumé

Charles Wentworth Dilke L'Europe en 1887 (1887)

Là est donc le péril pour l'empire autrichien que l'on croit communément menacé par le prince de Bismarck, alors que celui-ci est, de l'Europe entière, l'homme dont le plus vif désir est d'en prolonger l'existence. Cette existence lui est indispensable. L'Autriche une fois disparue, l'Allemagne reste seule pour tenir tête à la France et à la Russie, car alors l'Italie ne bougerait pas. Non seulement le chancelier le sait, mais le peuple allemand ne l'ignore point et c'est là un atout dans le jeu de l'Autriche.
Source : Gallica

Charles Wentworth Dilke L'Europe en 1887 (1887)

Les Hongrois sont prêts à se battre jusqu'à la mort pour défendre leur royaume, car il n'est pas pour eux, comme pour les Slaves, les Roumains, les Allemands, d'existence possible en dehors de la monarchie austro-hongroise. Les Allemands ont l'empire d'Allemagne pour les recueillir; les Roumains ont leurs frères du royaume de Roumanie ; les Slaves peuvent se jeter dans les bras de la Russie et il leur est même permis de caresser le rêve d'une grande puissance slave.
Source : Gallica

Charles Wentworth Dilke L'Europe en 1887 (1887)

L'instabilité de la politique intérieure française déplaît si fort à la Russie, qu'il a été question dernièrement de faire revivre la ligue des trois empereurs, comportant l'isolement absolu de la France, rêve dont, sans être impossible, la réalisation ne semble guère probable. Pour que la Russie renonce à agiter le spectre de l'alliance française aux yeux de l'Allemagne et de l'Autriche, il faudrait que ses ambitions fussent satisfaites en Europe comme en Asie, et l'on ne voit guère comment le gouvernement austro-hongrois pourrait s'y prêter.
Source : Gallica

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